roman de Pauline Fraisse

2009 June 6
by Les Promeneurs Solitaires

Communiqué

Un cambriolage, un cheminement intérieur, un voyage au long cours pour laisser de l’espace à des questionnements : voilà ce que signifie Vol intérieur.

Marc et Agnès rentrent de vacances avec leurs deux filles et trouvent l’appartement nu, balayé, rasé de toute trace de leur passé. Face au vide, comment réagir ? Agnès choisit de creuser plus avant dans le dénuement, dans une quête personnelle qui la mène à se délester encore, et à partir en voyage, seule et avec ses questions pour bagages. Marc au contraire se tourne vers le passé, vers la reconstruction de ce qui lui a été volé, ses objets, et au-delà, son identité.

Leurs quêtes respectives les mèneront sur deux chemins différents, et sur des réflexions qui remettent en cause les évidences qui les avaient guidés à travers dix ans de vie commune, la construction d’une vie familiale, sociale, matérielle, et d’une image qui conditionnait, finalement, tous leurs agissements.

A travers une narration rythmée, au fil d’une langue riche, portée par les images et par un dialogue permanent entre l’intériorité des personnages et les représentations matérielles de l’espace, Pauline Fraisse nous livre des interrogations essentielles sur l’identité, le couple, et au-delà, la consommation et les dépendances auxquelles nous sommes souvent, aujourd’hui, immanquablement confrontés.

Ce récit, qui s’appuie sur sa propre expérience, en 2003, de changement de vie et de tour du monde en solitaire, entraîne le lecteur dans un voyage, tout en donnant une analyse subtile de ces parcours plus ou moins libres où nous nous trouvons tous généralement entraînés…

Pauline Fraisse a écrit ce récit en Chine, d’où elle rentre juste de trois ans de vie. A la suite d’un parcours atypique et de travail assidu, longtemps discret, elle revient de ces trois années isolées au Yunnan chargée de manifestations talentueuses : une exposition particulièrement riche de peintures sur l’urbanisme et la ville chinoise, « La Fabrique de la Ville », au FIAP à Paris (du 3 au 28 juin 2009, FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis, Paris 14ème ; http://www.fiap.asso.fr/blog/?p=191&language=fr), que nous vous encourageons vivement à aller voir, tant pour son aspect documentaire sur la ville chinoise, que pour la virtuosité de son trait et, enfin, pour l’ouverture de ses analyses sur l’urbanisme. La publication prochaine de carnets de voyage, à partir d’un travail abondant, en partie visible sur www.paulinefraisse.com. Un blog humoristique détonnant sur la Chine, qu’elle est en train de remanier de manière plus littéraire, en vue d’une publication (http://paulichinelle.blog.com)…

Les Promeneurs Solitaires, qui sont à l’écoute des voix singulières, récentes ou plus anciennes, croient en cette jeune artiste, dont le talent n’a pas fini de se manifester et qui a su, avec Vol intérieur, dire en une forme brève, rythmée et subtilement dessinée, des choses essentielles, et ouvrir des problématiques utiles à chacun.

Créées en 2007 à Tourrettes (Var), Les Promeneurs Solitaires s’engagent à partir de la publication de romans d’expériences, de documentaires, de journaux, de carnets, de romans de voyage, de rencontres, et de l’ethno-littérature, de bilans de production artistique, littéraire, philosophique, de documentaires à établir une critique socio-politique de notre présent et à questionner notre conscience à travers son histoire.

Contact : Philip Ségura, 04 94 84 78 86 ; http://www.lespromeneurssolitaires.fr.tc/

4 Responses leave one →
  1. 2009 June 22
    catherine consolo permalink

    Coucou Pauline,
    Je termine avec émotion et admiration ce magnifique”Vol intérieur” Agnès et Marc m’ont accompagnés ces derniers jours avec une intensité remarquable ,tes mots sont justes, ciselés, subtils et profonds. Comment toi si jeune as-tu cette expérience des méandres féminins et masculins aussi perçante? ton observation et ton expérience sont très riches merci de nous faire partager un coin de ta quête au combien courageuse laissant tout ce superflu de côté, consciente des décalages à gommer sans jugement tout simplement pour se retrouver soi, sans artifices et code dicté, “ta carte” est vaste, lumineuse et ce voyage intérieur est d’une minutie chirurgicale….Bravo ma Pauline, longue vie à tes romans, expositions que tu nous fera partager au fil des années. Un énorme baiser.
    Catherine

  2. 2009 June 30
    Hélène Péras permalink

    Chère Pauline,
    sans doute avez-vous déjà reçu mon mail vous disant le plaisir que j’ai eu à visiter votre belle exposition et à accomplir ce vol intérieur en quelques heures sans escale. J’ai tenté en vain d’en faire un copié-collé ici. L’intérêt ressenti dès la première page reste vif tout au long de la lecture. La dessinatrice, vous disais-je est présente dans la romancière et les personnages sont “campés” avec une vivacité qui fait que leur image s’imprime dans la mémoire du lecteur. Il m’a semblé apercevoir, parmi les finalités de la décision d’Agnès, celle, à elle-même cachée, d’ouvrir à Marc un chemin…
    A bientôt pour en parler à loisir.
    Félicitations et amitiés
    Hélène

  3. 2009 July 5
    CARLA BOÏ permalink

    Ma chère Pauline,

    L’autre jour nous étions en train de dire que les livres sont faits pour être achetés et, surtout, lus, au bon moment…

    Hier, j’étais fatiguée, je n’avais pas très envie de travailler, je nécessitais d’un petit dépaysement et, puisque tu m’avais “vendu” ton livre comme un bouquin de plage, je me suis dit que c’était le bon moment pour l’attaquer…
    Je l’ai regardé, il m’a regardé, nous nous sommes regardés… nous avons passé le samedi ensemble…
    Pour ce qui est du dépaysement tu as largement assuré…
    Quant au fait qu’il s’agit d’un livre de plage, franchement, je ne crois pas… et heureusement d’ailleurs… car sous ses airs inoffensifs du petit bouquin que tu glisses dans ton sac avec le rouge à lèvres, il va quand même très loin dans l’introspection des personnages…
    J’ai aimé les deux, même si j’ai eu un petit penchant pour lui… peut-être car je me sentais trop proche d’elle et que finalement j’envie tellement aux hommes une certaine légèreté… mais enfin, nous en parlerons de vive voix…

    Sache que je l’ai déjà prêté à la copine avec qui j’étais hier soir…

    Sache également que je me suis vraiment régalée… merci de tout mon cœur pour le message que tu fais si bien passer… il s’agit décidément d’une petite perle qui nécessite d’être lue au bon moment… ça m’a beaucoup fait penser aux livres de Herman Hesse… et plus particulièrement à Siddharta…

    En tout cas je retiendrai à jamais la petite leçon, que j’ai cru d’avoir déjà apprise pour de bon mais qui parfois nécessite d’une révision, que tout ce qui se passe dans la vie est juste, et doit se passer au moment où ça se passe… et que la distinction entre bonnes et mauvaises choses n’a pas lieu d’exister…
    Merci pour ce mémento…

    Autrement, ton livre m’a fait penser à un film que j’ai raté et qui s’appelle The plaisure to being robbed… voici le link…
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135909.html
    Maintenant, il me devient indispensable d’aller le voir.

    Un des mes rêves recourants, en ce moment, est de rentrer chez moi et de ne plus rien trouver… c’est une des raisons qui m’ont poussé à la location de mon appartement… comme un besoin profond de me détacher du matériel… donc merci d’être si bien entrée en timing télépathique avec moi…

    L’histoire de l’arbre planté au moment de la naissance d’un être humain, était également dans un bouquin d’une copine que je lisais la veille…

    Enfin, du timing, de la télépathie, du fait d’être à la bonne place au bon moment nous en reparlerons de vive voix… je suis quand même globalement scotchée par toutes ces coïncidences…

    Grazie di cuore,
    Carla B.cru

  4. 2009 July 26
    Florence permalink

    chère Pauline,
    je suis très intimidée de laisser un commentaire après des réactions aussi bien exprimées ….. je ne saurai pas si bien faire mais je tiens quand même à me manifester !
    Vol intérieur m’a beaucoup touchée, on t’y retrouve par certaines choses. Le point de départ est très original et je ne pensais pas qu’il entraînerait Agnès et Marc si loin, et nous à leur suite !
    Dans ton expo, j’ai surtout aimé les encres, on y sent la Chine vivante que tu as connue.
    Cultive bien tous tes talents, je t’embrasse
    Florence Raulin

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